Panorama des maisons d'édition
Voici un petit panorama des différents types de maisons d’édition. Idéal pour expliquer simplement les options à un auteur.
1. L’édition traditionnelle (à compte d’éditeur)
C’est le modèle classique. L’éditeur prend 100% des coûts (correction, maquette, couverture, impression, diffusion).
Attention toutefois aux petites maisons d’édition récentes. Elles se présentent comme traditionnelles, mais n’ont pas toujours les moyens humains ou financiers d’assurer une véritable visibilité. Dans certains cas, la « communication » se limite à :
- une simple publication sur Facebook ou Instagram,
- un relais très ponctuel,
- ou même uniquement l’ajout du livre sur leur site, sans campagne, sans engagement presse, sans démarchage libraires.
Autrement dit, l’auteur est publié « à compte d’éditeur », mais la promotion reste quasi inexistante, faute de stratégie ou de budget.
L’auteur ne paie rien. L’éditeur récupère les marges, l’auteur touche en général 6 à 10% du prix de vente (parfois un peu plus en numérique).
L’avantage : crédibilité, accompagnement complet, distribution librairie.
L’inconvénient : sélection ultra stricte, délais longs, peu de contrôle pour l’auteur … et, selon la taille de la ME, une communication parfois minimaliste.
2. L’édition à compte d’auteur
Là, c’est l’auteur qui finance tout. L’auteur paie pour la correction, la mise en page, la couverture, l’impression, parfois un « pack » complet.
L’éditeur assure la mise en forme et l’impression, mais ne prend aucun risque financier.
Important : la correction proposée est généralement uniquement orthographique et grammaticale.
Pas de travail sur :
- la cohérence du récit
- l’intrigue,
- la construction des personnages,
- le style,
- ou la structure globale.
Autrement dit, il ne s’agit pas d’un accompagnement éditorial profond, mais d’une correction de base.
L’auteur doit aussi :
- acheter un minimum de livres (stock obligatoire),
- ou financer une campagne Ulule qu’il doit lui-même porter jusqu’à un certain montant.
Si l’objectif n’est pas atteint, il n’y a tout simplement pas d’édition.
3. L’édition hybride (ou collaborative)
C’est un modèle moderne et intermédiaire où les coûts sont partagés entre l’éditeur et l’auteur.
La participation financière de l’auteur concerne le plus souvent la correction éditoriale. Plus elle est importante (réécriture, cohérence, structure, dialogues, style), plus le coût augmente.
Autrement dit : la qualité souhaitée détermine le prix.
Et ce supplément ne garantit pas forcément plus de communication derrière. Tout dépend du contrat et de ce que l’auteur choisit ou accepte.
Dans beaucoup de structures hybrides, l’auteur doit aussi :
- acheter un minimum de livres (stock obligatoire),
- ou financer une campagne Ulule qu’il doit lui-même porter jusqu’à un certain montant.
Si l’objectif n’est pas atteint, il n’y a tout simplement pas d’édition.
En échange de cette contribution, l’auteur touche des royalties plus élevées (souvent 30 à 50%) et bénéficie d’un accompagnement réel sur certaines étapes du processus.
4. L’autoédition (KDP, IngramSpark, etc.)
L’auteur est 100% indépendant.
Il gère la correction, la mise en page, la couverture, les droits, la promotion.
Il garde 70% sur le numérique et environ 30 à 60% en papier selon les plateformes.
L’avantage : liberté totale, rapidité, contrôle du branding.
L’inconvénient : demande du temps, de la technique et un vrai sens du marketing.
5. Les micro-éditeurs spécialisés
Ce sont des petites structures indépendantes qui misent sur :
un catalogue très ciblé (romance, imaginaire, polar, développement personnel, etc.)
- un accompagnement très proche,
- une sélection rigoureuse mais plus humaine que les grandes maisons.
C’est un modèle généralement à compte d’éditeur, mais parfois hybride.
6. Les coopératives ou collectifs d’auteurs
Plus rares mais intéressants.
On mutualise les compétences (graphiste, correcteur, marketeur). Chaque auteur reste propriétaire de ses droits et partage les coûts/ressources.
Idéal pour les auteurs qui veulent garder la main tout en s’entourant.
